Prix du Patrimoine Rhonalpin 2013

Ce samedi 16 novembre 2013, le Prix du Patrimoine Rhônalpin 2013 a été remis à Monsieur et Madame de Chevron Villette pour la restauration de la ferme de Gy, par Monsieur Accoyer, Député-Maire d’Annecy-le-Vieux, ancien président de l’Assemblée Nationale, en présence de

Monsieur Georges-François Leclerc, Préfet de la Haute-Savoie,
Monsieur Pierre Hérisson, Sénateur de la Haute-Savoie,
Monsieur Pierre Losserand, Conseiller Général de Faverges et représentant Monsieur Christian Monteil, Président du Conseil général,
Monsieur Antoine de Menthon, vice président du Conseil Général de la Haute-Savoie,
Monsieur Lionel Tardy, Député de la Haute-Savoie,
Monsieur Eddie Gilles-Di Pierno, président de Patrimoine Rhônalpin,
Monsieur Jean-Yves Boos, Maire de Giez,
Madame Michèle Lutz, Maire de Doussard,
Monsieur Jean-Claude Tissot Rosset, Maire de Faverges,
Monsieur Robert Fillion, Maire de Mercury,
et en présence des entreprises et artisans ayant réalisé les travaux,
de professionnels du tourisme,
et des diverses administrations concernées.

Ce fut l’occasion pour Monsieur et Madame de Chevron Villette de remercier l’ensemble des acteurs de cette restauration, tout particulièrement les artisans et entreprises  participantes au cours des douze dernières années ; leurs remerciements sont aussi allé à  l’État, au travers de la DRAC et du STAP, et au Général de la Haute-Savoie, pour leurs diverses aides financières et administratives.

Monsieur Boos, Maire de Giez, a souligné l’enracinement de la famille de Chevron Villette et sa capacité à conduire sur une longue durée un tel projet de restauration conduit avec le sens de authenticité.
Monsieur Tardy, Député, a ajouté son souhait que ce centre de réception fonctionne en réseau avec les lieux d’hébergement locaux, ce qui est bien le cas.
Monsieur Accoyer, frappé par la qualité de la restauration, a souligné le caractère exceptionnel de la ferme de Gy comme centre de réception et a souhaité qu’il contribue à l’offre touristique du massif Annecy / Aravis. Il a aussi plaidé avec vigueur pour que de telles initiatives, qui s’appuient sur l’initiative individuelle et sur le support des collectivités et de l’État, soient mises en exergues.
Monsieur le Préfet, Monsieur Leclerc, a exprimé sa satisfaction comme résumant celle des autres intervenants.

Monsieur Gilles-Di Pierno, président de Patrimoine Rhônalpin, a renouvelé le choix fait par le jury en découvrant les nombreux décors restaurés et le résultat des anciennes techniques mises en œuvre (chaux aérienne, caséine, calades…).

Le Prix du Patrimoine Rhônalpin 2013 est décerné par « Patrimoine Rhônalpin » : cette association fédère l’ensemble des acteurs du patrimoine en Rhône-Alpes pour la mise en valeur de toutes les formes de patrimoine sur l’ensemble du territoire rhônalpin. Ses actions sont soutenues par le Conseil régional Rhône-Alpes et par EDF en Rhône-Alpes (www.patrimoine-rhonalpin.org).

Article dans les actualités de Savoie Mont Blanc Tourisme : http://pro.savoie-mont-blanc.com/Prix-Rhonalpin-2013-remis-a-la-Ferme-de-Gy

Pour en savoir plus sur les travaux de restauration, parcourez le diaporama « avant et après travaux ».

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De gauche à droite :
La famille de Chevron Villette, Monsieur Antoine de Menthon (Vice-Président du Conseil Général), Monsieur Pierre Hérisson (Sénateur de la Haute-Savoie), Monsieur Georges-François Leclerc (Préfet de la Haute-Savoie), Monsieur Lionel Tardy (Député de la Haute-Savoie), Monsieur Bernard Accoyer (Député-Maire d’Annecy-le-Vieux), Monsieur Pierre Losserand (Conseiller Général de Faverges) et Monsieur Jean-Yves Boos (Maire de Giez).

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Monsieur Eddie Gilles Di-Pierno (Président de Patrimoine Rhônalpin) et ses collaboratrices


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Discours prononcé par Monsieur de Chevron Villette :

« Monsieur le Préfet,
Monsieur le Président, Député Maire d’Annecy le Vieux,
Monsieur le Sénateur de la Haute-Savoie,
Monsieur le Conseiller Général de Faverges, qui représente Monsieur Monteil, Président du Conseil Général, qui a été retenu mais qui connaît les lieux pour y avoir tenu une séance du Cconseil Général,
Messieurs les Vice-Présidents du Conseil Général,
Monsieur le président de Patrimoine Rhonalpin, Monsieur Eddie Gilles-Di Pierno,
Madame et Messieurs les maires de Giez, Faverges, Doussard et Mercury,
Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux de Giez,

Mesdames et Messieurs qui représentez diverses administrations, en particulier la DRAC, le STA et la direction culturelle du Conseil Général,
Messieurs les entrepreneurs, les bureaux d’études et les conseils qui avez œuvré ici de longues années,
Mesdames et Messieurs les professionnels du tourisme,
Messieurs les correspondants de presse,
Et vous tous, habitants de Giez, amis du patrimoine, membres de la Demeure Historique ou des Vieilles Maisons Françaises,

Et tous ceux qui n’ont pu venir et qui m’ont demandé de les excuser. Je ne peux les citer tous, mais je mentionnerai Messieurs Carle et Amoudry, Sénateurs, Madame Rey, présidente de la Communauté de Commune du Pays de Faverges et Monsieur Oyon, dirigeant du bureau de contrôle d’Alpes Contrôle, sans qui je n’aurais pas su aller au bout de ce projet.

Avec mon épouse et mes enfants, je voudrais tout d’abord vous remercier pour votre présence ici pour cette remise du Prix Rhônalpin.

Voilà donc plus de douze ans que nous avons entamé les travaux de restauration de la ferme de Gy, travaux qui comme vous l’avez vu en arrivant se poursuivent toujours avec la dernière toiture de la ferme.

La ferme d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était avant les travaux ! Son délabrement était tel que des spécialistes, tel que M Boyer ici présent, m’annonçaient sous peu l’effondrement des granges.

Aujourd’hui, nous sommes rassemblés pour la remise d’un prix qui célèbre cette restauration. Cela signifie qu’il s’est passé quelque chose !
Bien sûr beaucoup de cogitations, tant sur le comment appréhender l’ensemble des sujets techniques et leur réalisation par étapes que sur le sens de cette restauration. Le sens pour le bâtiment, comme pour notre famille.

Pour le bâtiment qui est Inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, et qui charme par son originalité et son architecture, nous avons conduit ces travaux en respectant les lieux, dans leur forme et dans leur esprit, si je puis dire :


– respect des façades et des toitures qui ont été rétablies,
– respect des volumes intérieurs,
– respect des matériaux locaux et des techniques utilisées, en les reconstituant,
– auquel s’est ajouté le respect des règles ERP en vigueur pour en faire un bâtiment paré à recevoir le public d’aujourd’hui, ce qui n’a pas été le plus aisé !

Vu de l’extérieur, la ferme de Gy d’aujourd’hui n’est guère différente de ce qu’elle fut il y a un siècle ! Et c’est sans doute cela qui a séduit le jury de Patrimoine Rhônalpin…
Les diaporamas montrent tout cela avec plus de détails.

Ensuite pour ma famille : il s’agit d’un patrimoine édifié par elle dans le passé, que j’ai reçu d’elle et que nous passerons à la génération suivante : mes deux garçons ici présents en sont le signe. Nous sommes tous fort conscients de la valeur architecturale de l’ensemble « château, ferme et parc » en totalité classé. C’est pourquoi, collectivement, nous assumons ce choix de la restauration et les sacrifices qu’il engendre. Ce serait d’ailleurs un choix déraisonnable d’un point de vue purement économique si nous en étions restés là.  En y implantant une activité de réception, qui génère l’équivalent de 3 emplois, nous mettons en place les moyens d’une pérennisation du lieu, sans quoi cette restauration aurait été vaine à terme, car un bâtiment doit vivre pour tenir debout !

Mais il n’y a pas que l’attachement familial ou les choix économiques dans un tel projet. Le sentiment de redonner vie à quelque chose qui se mourrait, de le faire partager et reconnaître, plus largement de contribuer à la mise en valeur du village de Giez et de la vallée qui prolonge le lac, sont autant de raisons qui accompagnent cette restauration.
De cette manière, il fait d’ailleurs suite aux décisions que j’avais prises pour la mise en place du golf de Giez, qui a enrichi l’image du canton. Alors que la tentation était déjà forte pour ma famille de céder aux sirènes de l’immobilier, et il en fut de même pour cette ferme. Ce choix de la protection du patrimoine, ne pourrait-il pas être étendu au village de l’église, ce hameau de Giez resté si typique et qui mériterait d’être doté d’une AVAP (Aire de mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine) pourquoi pas dans un cadre plus large, celui du Parc des Bauges? Cela ne permettrait-il pas de mieux faire connaitre  cette richesse patrimoniale, d’aider à la sensibilisation et de faciliter les aides, tout en évitant des défigurations ponctuelles comme on en voit malheureusement apparaitre depuis quelques années?

J’ajouterai que la nouvelle vie de la ferme crée des liens nouveaux avec plus d’une cinquantaine de prestataires et de professionnels du tourisme de la région ; et ce rayonnement de la ferme s’étend bien au-delà, puisque nos clients sont très majoritairement  lyonnais, parisiens ou venant de l’étranger.

Tout cela explique donc pourquoi nous avons réussi à parcourir jusqu’au bout le sentier escarpé de cette aventure. Mais rien n’aurait été possible sans de nombreux concours.

Financiers tout d’abord. Même si ce n’est pas courant par les temps qui courent, je voudrais remercier l’État, au travers de Monsieur le Préfet et ses représentants, et le Conseil Général de la Haute-Savoie, représenté par Messieurs Pierre Losserrand et Antoine de Menthon, car ce sont les deux principaux moteurs de l’aide financière, du soutien ou des conseils dans de tels projets avec :

– les subventions attribuées par la DRAC, le STAP et le Conseil Général,
– le dispositif de déductions fiscales propre aux MH,
– le régime de TVA,

toutes choses qui ont rendu possible pour le particulier que je suis, de mener à terme ce projet, car l’ensemble de ces dispositions représente environ 50% de la dépense de restauration.
Mon épouse et moi-même tenons à remercier vivement chacun des élus et des responsables des administrations concernées pour leur soutien dans la défense de chacun de ces dossiers d’aide.

Administratif ensuite : les mêmes acteurs et la commune de Giez ont validé les 6 permis de construire qu’ont nécessités ces travaux (et il y en a encore 2 à venir !).

Sur le plan des conseils, tout au long de la restauration, le rôle de notre architecte Joël Chapelet, du cabinet Brière et Brière,  tout comme celui de Monsieur Didier Oyon, du bureau de Contrôle Alpes Contrôle, ainsi que celui de Monsieur Philippe Boyer, bureau d’étude en structures bois, ont été essentiels : avec eux, je me suis battu d’arrache pied pour comprendre et mettre en œuvre la règlementation ERP dans des bâtiments vétustes.

Quant à la réalisation, la partie la plus visible, les toitures, comme les charpentes ou les planchers, ainsi que de nombreuses solutions techniques doivent tout à M Daniel Dupré, compagnon du Tour de France.
La remise en état ou la reconstruction des 1000 mètres de murs en pierres des jardins (si dégradés qu’on voyait au travers !) est due à nos amis Jean et Jean-Paul Métral.

Puis avec l’aménagement de la ferme en un centre d’accueil, telle que vous la voyez, on aborde des sujets beaucoup plus techniques : la mise en place d’une chaufferie au bois déchiqueté, d’un chauffage et d’une climatisation aéraulique, des dispositifs de sécurité, d’un élévateur : merci à  Philippe et Marc Chiron, aux établissements Hargassner, Lansard, Perrin Electric, et Altica.

Merci aussi à toutes les autres entreprises qui ont travaillé ici : près d’une cinquantaine que je ne peux citer toutes, mais leur travail a compté autant que celui des autres.

Et puis il y a tous ceux qui nous ont aidé au quotidien parfois depuis longtemps : je pense à Jean-Jacques Lejeune, notre premier employé, à Gilbert, Christelle, Mario, Jean-Marc, Jean Reygagne. Sans eux, nous ne serions pas arrivés à ce résultat ! J’y associe  Monsieur Arnault Dutheil du Caue-74, et Monsieur Pierre Hunziker, pour leurs précieux conseils.

Merci encore aux prestataires de la ferme de Gy qui nous ont aidé dans la préparation de cette journée ; merci bien sûr aux employés de la ferme de Gy, Emilie, Jean-Jacques, Mario, Jean-Luc, Bruno qui pourront vous faire visiter la ferme ; merci aussi à l’association des amis de Gy.

Plus largement, avec Sophie, c’est chacun et chacune de vous que nous voudrions remercier : les artisans qui ont accepté de travailler sur une si longue période et sous ma houlette, parfois hésitante, mais exigeante ; les services publics tellement importants pour faire aboutir un tel projet ;  et vous tous, amis et soutiens qui nous avez encouragé.

Ce prix dont nous remercions vivement le jury et le président et les partenaires de Patrimoine Rhônalpin, est donc pour mon épouse et moi-même bien plus qu’une récompense. Il s’agit d’une reconnaissance issue d’une association qui regroupe l’ensemble des associations du patrimoine en Rhône-Alpes, reconnaissance pour cette œuvre commune que nous partageons avec joie avec chacun de vous.  »

Jean de Chevron Villette

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Article de l’Essor Savoyard du 21 novembre 2013 :

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Article du Dauphiné Libéré du 19 novembre 2013 :

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Article du Dauphiné Libéré du 17 novembre 2013 :

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Article du Dauphiné Libéré du 15 août 2013 :

vue-DL-15-08-13Découvrez ici tous les articles de presse sur la ferme de Gy.

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